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Silicone pour boucher jointure lambris/bâti en corniche
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Silicone pour boucher jointure lambris/bâti en corniche
Bonjour
Je suis dans le nord Essonne, non loin de l'Yvette (je peux parler de puisards à énergie solaire pour récupérer de l'eau des sources si il y en a qui en ont aussi dans leur jardin, mais c'est une parenthèse).
J'ai essayé d'être observateur tout en voulant détruire un nid de guêpes pour les raisons usuelles : les guêpes entrent et sortent par la jointure lambris sous corniche (corniche en surplomb de 40 cm environ)/bâti, soit au niveau d'un mur de façade en brique, soit au niveau du cadre de fenêtre en bois de qualité (maison d'architecte de 68, pas mal de wengé m'a-t-on dit).
Quels guêpes demande-t-on souvent sur les post. Antennes noires, pattes courtes, donc pas des polistes. Pas super agressives (voir plus bas) donc pas des germaniques et sans doute donc des "ordinaires" (Vespula ...commune, je ne sais plus le nom bien qu'il figure un peu partout). Il y avait plusieurs tailles, en fonction sans doute des générations dans le nid etc.
(pour le côté écologie, nous avons des abeilles fouisseuses en avril-mai, en grand nombre, sympa et tout, et j'ai vu nombre de bombyles aux beaux jours du confinement, je pourrais aussi parler des bourdons qui s'éreintent le matin à ouvrir les fleurs de genêts pas encore toutes ouvertes, pour être "prem's" à prendre le nectar. Ca doit être irrésistible. Le lendemain, on sait encore où ils sont passés, ils ont "foulés" les délicats pétales jaunes au point de les taveler dès qu'on regarde de près)
Je reviens aux guêpes. J'ai "joué" à les orienter d'abord là où je pouvais les traiter (hélas pour elles).
J'ai donc bouché au silicone transparent les jointures lambris-mur, avec un petit tasseau aussi (section < ~10x10 mm), parce que je sais que les interstices ne tarderaient pas à être retaraudés par ces bêtes. Je n'ai pas vu cette solution sympa mentionnée. Certes il y a l'odeur d'acide acétique, mais du coup on est très peinard pendant l'application (par l'extérieur), les insectes n'aiment guère et n'insistent pas pour aller à leur trajet à ce moment. Et ce n'est pas trop cruel, elles ne vont pas s'y engluer tant que ce n'est pas pris.
Ensuite (je passe les vrais épisodes, le temps de comprendre tout ça), j'ai vu qu'elles entraient en marchant "tête en bas" dans ladite jointure, entre lambris et cadre de fenêtre, qui est en creux de 8 mm de large et de 6 ou 7 de profondeur (épaisseur lambris), un peu plus si le lambris, âgé, "gondole". Du coup, avec la simple tige plate (section 8x25 mm, L=1m) qui me sert à tenir la fenêtre ouverte l'été, j'ai constaté qu'une fois qu'elles sont tête en bas en train d'aller de leur point d'atterrissage à l'entrée (guidage chimique...), elles se laissent "flinguer" sans s'envoler ni rien. J'ai pu avoir en deux séances de 2h environs le gros de la centaine de guêpe du nid . J'avoue que cela me rappelle ma cruauté d'enfant des années 1970, cramant les fourmis avec des loupes. Mais là, c'est moins cruel que les "foudroyants", ça meure assez net (foudroyants qui n'ont pas marché, il faudrait les faire rentrer dans l'espace clos de la corniche, pas envie, ne sachant pas où est le nid au juste).
Ce n'était pas très dangereux, même si des fois on fait ça au dessus de sa propre tête. J'ai des lunettes. Et je n'ai eu que deux petites piqûres dues à un piétinement d'une agonisante (ou main posée idem sur le cadre fenêtre sans avoir vu l'agonisante)
Je me suis demandé après combien allaient encore trouver moyen d'aller et venir. Il y a eu d'une part, comme signalé, des "découcheuses" revenue le lendemain sans doute, et d'autre part, quelques ouvrières encore assez nourries (j'en suis à 72h) pour tarauder le bois pendant 48h environ, période où on doute du résultat (de temps en temps elles arrivent à "faire une sortie", mais c'est dans la zone que j'ai choisie, non siliconée). Elles laissent des copeaux de bois là où elles taraudent et on peut donc peaufiner et rectifier si on n'a pas bien bouché là où on pensait (jonction entre deux tasseaux, ou faiblesse du bois près des ferrures etc.).
Bon, mais là j'ai l'impression que mettre fin à la nourriture qui rentre a bien fait son effet.
Si j'ai bien compris, les ouvrières se servent en partie des larves comme d'un "exo-estomac", qui leur donne du tira-misu en échange des carottes rapées. Donc si larves affamées, tout le monde périclite assez vite, mais je n'avais pas idée si il y avait du stock "comme du miel".
Autres observations (puisque ce forum s'y prête):
1) Pas toutes les guêpes se laissent faire "près de l'entrée". Certaines semblent plus fûtées ou se laissent moins "embringuer" par la signalisation chimique, je ne sais.
2) Elles passent presque toute 2 ou 3 mn à l'entrée et à la sortie dans un érable voisin (à feuilles foncées) en "butinant" quelque chose sur les branches. Je ne sais pas si c'est "le goûter avant de rentrer", ou si cela contient l'information "le nid est pas très loin, le chercher dans un endroit sombre à moins de 20 secondes d'ici".
3) Maintenant qu'il y en a moins, modulo biais de l'observateur, je vois davantage de papillons, de libellules, etc. passer devant ma fenêtre. Les guêpes les découragent-elles (par leur bruit ?) quand elles sont assez nombreuses ?
4) Enfin question aux spécialistes, parce que ça ne tombe pas strictement à zéro : est-il possible que des guêpes d'autres nids passant par là se fassent "recruter" ? Y a-t-il assez de phéromones différentes pour dire "ici c'est la colonie A246, pas la B357 ? Ca m'étonne un peu, statistiquement. Mais nos nez ayant une centaine de "senseurs" différents (pas comme les trois pauvres couleurs de notre rétine) il y a place pour une immense combinatoire.
Ca se voit pour les moucherons, et je conseille pour ceux qui veulent comprendre bien des subtilités de la biologie moderne (hors mode Raoult et ses virus) le livre d'Eric Bapteste "Tous entrelacés" (Belin, 2018 je crois) . Plus marqué d'esprit partisan le livre de G Chapelle et P. Servigne "L'entraide, l'autre loi de la jungle" (aux LLL, 2018 je crois).
Voilà, j'ai deux ou trois cadavres dans un coin si vous voulez vraiment des photos, mais je voulais (i) dire qu'observer est toujours bien, on comprend ce qu'on fait et que (ii) avec le silicone, c'est pas si dangereux d'intervenir, et pas si mal pour les caissons boisés, qui respireront de toute façon.
Bien le bonjour à Rambouillet et ailleurs en francophonie
"Timiota" (je bloggue des fois chez Paul Jorion, mais je ne viens pas prêcher ici bien sûr).
Je suis dans le nord Essonne, non loin de l'Yvette (je peux parler de puisards à énergie solaire pour récupérer de l'eau des sources si il y en a qui en ont aussi dans leur jardin, mais c'est une parenthèse).
J'ai essayé d'être observateur tout en voulant détruire un nid de guêpes pour les raisons usuelles : les guêpes entrent et sortent par la jointure lambris sous corniche (corniche en surplomb de 40 cm environ)/bâti, soit au niveau d'un mur de façade en brique, soit au niveau du cadre de fenêtre en bois de qualité (maison d'architecte de 68, pas mal de wengé m'a-t-on dit).
Quels guêpes demande-t-on souvent sur les post. Antennes noires, pattes courtes, donc pas des polistes. Pas super agressives (voir plus bas) donc pas des germaniques et sans doute donc des "ordinaires" (Vespula ...commune, je ne sais plus le nom bien qu'il figure un peu partout). Il y avait plusieurs tailles, en fonction sans doute des générations dans le nid etc.
(pour le côté écologie, nous avons des abeilles fouisseuses en avril-mai, en grand nombre, sympa et tout, et j'ai vu nombre de bombyles aux beaux jours du confinement, je pourrais aussi parler des bourdons qui s'éreintent le matin à ouvrir les fleurs de genêts pas encore toutes ouvertes, pour être "prem's" à prendre le nectar. Ca doit être irrésistible. Le lendemain, on sait encore où ils sont passés, ils ont "foulés" les délicats pétales jaunes au point de les taveler dès qu'on regarde de près)
Je reviens aux guêpes. J'ai "joué" à les orienter d'abord là où je pouvais les traiter (hélas pour elles).
J'ai donc bouché au silicone transparent les jointures lambris-mur, avec un petit tasseau aussi (section < ~10x10 mm), parce que je sais que les interstices ne tarderaient pas à être retaraudés par ces bêtes. Je n'ai pas vu cette solution sympa mentionnée. Certes il y a l'odeur d'acide acétique, mais du coup on est très peinard pendant l'application (par l'extérieur), les insectes n'aiment guère et n'insistent pas pour aller à leur trajet à ce moment. Et ce n'est pas trop cruel, elles ne vont pas s'y engluer tant que ce n'est pas pris.
Ensuite (je passe les vrais épisodes, le temps de comprendre tout ça), j'ai vu qu'elles entraient en marchant "tête en bas" dans ladite jointure, entre lambris et cadre de fenêtre, qui est en creux de 8 mm de large et de 6 ou 7 de profondeur (épaisseur lambris), un peu plus si le lambris, âgé, "gondole". Du coup, avec la simple tige plate (section 8x25 mm, L=1m) qui me sert à tenir la fenêtre ouverte l'été, j'ai constaté qu'une fois qu'elles sont tête en bas en train d'aller de leur point d'atterrissage à l'entrée (guidage chimique...), elles se laissent "flinguer" sans s'envoler ni rien. J'ai pu avoir en deux séances de 2h environs le gros de la centaine de guêpe du nid . J'avoue que cela me rappelle ma cruauté d'enfant des années 1970, cramant les fourmis avec des loupes. Mais là, c'est moins cruel que les "foudroyants", ça meure assez net (foudroyants qui n'ont pas marché, il faudrait les faire rentrer dans l'espace clos de la corniche, pas envie, ne sachant pas où est le nid au juste).
Ce n'était pas très dangereux, même si des fois on fait ça au dessus de sa propre tête. J'ai des lunettes. Et je n'ai eu que deux petites piqûres dues à un piétinement d'une agonisante (ou main posée idem sur le cadre fenêtre sans avoir vu l'agonisante)
Je me suis demandé après combien allaient encore trouver moyen d'aller et venir. Il y a eu d'une part, comme signalé, des "découcheuses" revenue le lendemain sans doute, et d'autre part, quelques ouvrières encore assez nourries (j'en suis à 72h) pour tarauder le bois pendant 48h environ, période où on doute du résultat (de temps en temps elles arrivent à "faire une sortie", mais c'est dans la zone que j'ai choisie, non siliconée). Elles laissent des copeaux de bois là où elles taraudent et on peut donc peaufiner et rectifier si on n'a pas bien bouché là où on pensait (jonction entre deux tasseaux, ou faiblesse du bois près des ferrures etc.).
Bon, mais là j'ai l'impression que mettre fin à la nourriture qui rentre a bien fait son effet.
Si j'ai bien compris, les ouvrières se servent en partie des larves comme d'un "exo-estomac", qui leur donne du tira-misu en échange des carottes rapées. Donc si larves affamées, tout le monde périclite assez vite, mais je n'avais pas idée si il y avait du stock "comme du miel".
Autres observations (puisque ce forum s'y prête):
1) Pas toutes les guêpes se laissent faire "près de l'entrée". Certaines semblent plus fûtées ou se laissent moins "embringuer" par la signalisation chimique, je ne sais.
2) Elles passent presque toute 2 ou 3 mn à l'entrée et à la sortie dans un érable voisin (à feuilles foncées) en "butinant" quelque chose sur les branches. Je ne sais pas si c'est "le goûter avant de rentrer", ou si cela contient l'information "le nid est pas très loin, le chercher dans un endroit sombre à moins de 20 secondes d'ici".
3) Maintenant qu'il y en a moins, modulo biais de l'observateur, je vois davantage de papillons, de libellules, etc. passer devant ma fenêtre. Les guêpes les découragent-elles (par leur bruit ?) quand elles sont assez nombreuses ?
4) Enfin question aux spécialistes, parce que ça ne tombe pas strictement à zéro : est-il possible que des guêpes d'autres nids passant par là se fassent "recruter" ? Y a-t-il assez de phéromones différentes pour dire "ici c'est la colonie A246, pas la B357 ? Ca m'étonne un peu, statistiquement. Mais nos nez ayant une centaine de "senseurs" différents (pas comme les trois pauvres couleurs de notre rétine) il y a place pour une immense combinatoire.
Ca se voit pour les moucherons, et je conseille pour ceux qui veulent comprendre bien des subtilités de la biologie moderne (hors mode Raoult et ses virus) le livre d'Eric Bapteste "Tous entrelacés" (Belin, 2018 je crois) . Plus marqué d'esprit partisan le livre de G Chapelle et P. Servigne "L'entraide, l'autre loi de la jungle" (aux LLL, 2018 je crois).
Voilà, j'ai deux ou trois cadavres dans un coin si vous voulez vraiment des photos, mais je voulais (i) dire qu'observer est toujours bien, on comprend ce qu'on fait et que (ii) avec le silicone, c'est pas si dangereux d'intervenir, et pas si mal pour les caissons boisés, qui respireront de toute façon.
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"Timiota" (je bloggue des fois chez Paul Jorion, mais je ne viens pas prêcher ici bien sûr).
timiota- Messages : 1
Date d'inscription : 28/07/2020

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