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Wasps in the shadow : looking at the pre-hibernating clusters of P. dominulus

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Wasps in the shadow : looking at the pre-hibernating clusters of P. dominulus

Message  Antoine le Lun 30 Avr 2012 - 13:02

Bonjour,
Voici une excellente publication sur Polistes dominulus et plus généralement sur le genre Polistes en général. J'ajoute également mon "résumé traduction" de l'article :
Wasps in the shadow : looking at the pre-hibernating clusters of P. dominulus
Attention ces observations ne sont valables que pour le genre Polistes !!!

Traduction d’extraits de la publication et travail de synthèse de Dapporto/Pallagi, 2006

A la fin de l’été dans les régions tempérées, les fondatrices Polistes se regroupent dans des zones abritées [notamment P. dominulus]. La formation de groupes est le point de départ de l’hibernation de nombreuses espèces du genre Polistes. L’hibernation est généralement divisée en 3 phases : la pré-hibernation – la diapause – la phase post-hibernation (Yoshikawa 1963). Durant la phase de pré-hibernation, les fondatrices s’agrègent dans des abris temporaires où les insectes ne sont pas complètement endormis. Au début de l’hiver, quand les températures chutent, les guêpes Polistes migrent vers des quartiers plus profonds et plus protégés appelés hibernacula où elles effectuent leur diapause. Lorsque les températures remontent en tout début de printemps, les guêpes deviennent actives et la phase post-hibernation commence. Cette phase finale de l’hibernation se termine avec l’apparition des fondations.

Durant la phase de fondation les guêpes Polistes sont fortement xénophobes et les fondatrices « non légitimes » sont attaquées lorsqu’elles sont rencontrées aux alentours de la fondation. Comme suggéré par Pardi (1942), dans la phase finale de la période de nidification, juste avant la formation d’agrégats de pré-hibernation, le comportement des guêpes change. Comme la « fidélité au nid » et le seuil de tolérance dépendent des ressources défendables, il n’est pas surprenant que l’agressivité des guêpes diminue lors de cette période. Dans une expérience de semi-liberté, Dapporto et al. 2004 ont observé que les échanges de guêpes P. dominulus entre nids étaient plus fréquents à la fin de l’été (15 Août-15 Septembre) qu’au début (15 Juillet-15 Août). De plus, d’autres auteurs (dont Pardi, 1942 pour P. dominulus) argumentent que les agrégats de guêpes sont trop nombreux pour que les guêpes n’appartiennent qu’à un même nid. En 2003, Starks a démontré que les agrégats de P. dominulus sont composés de guêpes issues de multiples colonies. De plus, il a été montré que ces agrégats peuvent aussi être composés d’espèces différentes [notamment P. dominulus, P. gallicus et P. nympha [Dapporto]. Au printemps, les fondatrices de différentes espèces de Polistes retournent à leur nid natal où elles trouvent presque toujours un nouveau nid. La philopatrie facilite alors la formation de groupes de consœurs après la dispersion hivernale. Lors d’expériences de laboratoire, P. dominulus était capable de reconnaître et de se percher préférentiellement sur le nid original après diapause (Starks 2003).

Parmi les espèces européennes, P. dominulus montre la plus forte tendance à se regrouper formant de gros agrégats préférentiellement avec des individus parents et non avec des femelles d’autres nids avec lesquelles elles hibernent en groupe. Ces découvertes indiquent que pour ces espèces, les groupes d’hibernation n’inhibent pas la reconnaissance des « individus parents » au printemps. Cette preuve suggère que des odeurs coloniales spécifiques sont maintenues durant la diapause. Leur nature est probablement chimique (hydrocarbures cuticulaires) ou visuelle.

Parmi les espèces du genre Polistes, P. dominulus semble être une exception dans les règles d’association entre consœurs. Il a été démontré que près de 35% des groupes d’hibernation ne sont pas composés de « consœurs » (Queller et al., 2000). Finalement, des observations récentes révèlent que les profils cuticulaires de reconnaissance colonie-dépendant sont perdus durant l’hibernation. En conclusion, même si P. dominulus peut perdre sa signature coloniale durant la diapause, le nid retient sa signature coloniale en hydrocarbures pendant l’hiver (Sumana et al., 2005), ce qui permet aux guêpes de le reconnaître au printemps (Starks, 2003). Cette observation nous permet d’émettre l’hypothèse qu’en retournant au nid natal, les individus peuvent réacquérir leur odeur coloniale via la signature en hydrocarbures qui permettra de faciliter la reconnaissance entre consœurs. L’acquisition de l’odeur coloniale après un bref passage sur le nid est bien connue chez les jeunes imagos et les parasites de Polistes.

Pardi (1942) reporte qu’au sein de ces agrégats pré-hibernation, des guêpes combattent parfois en se redressant, s’empoignent avec les pattes avant et essaient de se mordre les unes, les autres. Dans certains cas, il n’y a « pas de gagnant ni perdant » mais dans d’autres cas, l’une des 2 fondatrices adopte une posture de soumission et parfois régurgite un peu de nourriture à sa concurrente. D’autres observations faites par Rau (1930) et Pardi (1942) dans des agrégats post-hibernation montrent aussi de tels comportements. Un ensemble de données montrent que des individus « aides » apportent ainsi des quantités significatives de nourriture ce qui suggère que les autres guêpes de l’agrégat ne s’exposent pas aux coûts de la collecte de nourriture (risque de prédation et cout énergétique).

Nous avons suggéré que les rencontres sociales dans les groupes de pré-hibernation peuvent permettre d’obtenir très tôt - et peut être d’augmenter – le potentiel dominant d’individus bien avant la phase de nidification (Dapporto et al, 2006). Ainsi, les fondatrices engagées dans des interactions de domination obtiennent des résultats immédiats (recevant de la nourriture des « aides ») et des bénéfices ultérieurs (augmenter et affirmer leur propre potentiel reproducteur) dans une « zone neutre ».
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